Il existe une façon incomparable de comprendre la Bourgogne : la parcourir. Entre Dijon et Santenay serpente la fameuse Route des Grands Crus, un ruban de quelques dizaines de kilomètres qui traverse certains des coteaux les plus précieux de la planète viticole. Suivre cette route, c'est mettre des paysages, des villages et des noms sur les vins que l'on aime, et repartir avec une compréhension bien plus intime de ce que « terroir » veut dire.
Un itinéraire légendaire
Ouverte au milieu du XXe siècle, la Route des Grands Crus relie Dijon aux portes de Santenay en longeant la Côte-d'Or. Elle enfile comme des perles les villages de la Côte de Nuits puis de la Côte de Beaune, en épousant la ligne de coteaux orientés vers l'est et le sud-est qui font toute la magie de la région.
Sur ce parcours défilent des appellations mythiques : Marsannay, Gevrey-Chambertin, Chambolle-Musigny, Vosne-Romanée, Nuits-Saint-Georges, puis Aloxe-Corton, Beaune, Pommard, Volnay, Meursault ou Puligny-Montrachet. Chaque nom, ici, correspond à un lieu bien réel que l'on peut traverser à pied ou en voiture.
Des paysages à lire comme un livre
Ce qui frappe le visiteur, c'est la lecture presque limpide du vignoble. On voit le coteau se découper en une mosaïque de parcelles, les fameux climats de la Côte de Nuits, souvent délimités par de petits murets de pierre sèche, les meurgers. En haut, la forêt et la roche affleurante ; au milieu, les grands crus sur les meilleures pentes ; en bas, vers la plaine, les appellations plus modestes.
Cette géographie explique tout : l'exposition, le drainage, la nature du sol changent de quelques mètres en quelques mètres, et avec eux le caractère du vin. Marcher entre les rangs, longer un climat célèbre, c'est saisir concrètement pourquoi deux parcelles voisines donnent des vins différents.
Quand et comment en profiter
Les plus belles lumières se trouvent au printemps, quand la vigne revêt son vert tendre, et surtout à l'automne, lorsque les feuilles se parent d'or et de cuivre autour des vendanges. L'été offre des soirées douces et des villages animés, tandis que l'hiver dévoile la structure nue des coteaux, plus austère mais très photogénique.
Prenez votre temps : la route se savoure à petite allure, en s'arrêtant dans les villages de pierre dorée, en flânant sur les sentiers balisés qui montent dans les vignes, en poussant la porte d'un caveau. Pensez à réserver vos visites de domaines à l'avance et, bien sûr, à désigner un conducteur qui reste sobre. Beaune, capitale des vins, constitue un excellent camp de base pour rayonner dans les deux Côtes.
Prolonger la découverte
Visiter la Bourgogne viticole et la déguster sont deux plaisirs qui se complètent. Rien ne remplace le souvenir d'un coteau arpenté au soleil couchant lorsque, plus tard, on débouche une bouteille de la même appellation. La route donne un visage et une odeur à chaque étiquette, et transforme la simple dégustation en véritable voyage.
Au Cellier Morvandiau, nous aimons accompagner nos clients avant ou après leur escapade sur la Côte. Racontez-nous les villages qui vous ont marqué, et laissez-nous vous faire découvrir nos grands crus : la meilleure façon de garder, dans le verre, un peu de la magie de la Route des Grands Crus.