La réputation de la Côte de Beaune s'est bâtie sur une poignée de noms (Meursault, Pommard, Volnay, Corton) dont les prix ont suivi. Mais la Côte est longue de vingt-cinq kilomètres, et ses extrémités produisent des vins de même famille à des tarifs restés sages.
Maranges, la porte sud
Maranges ferme la Côte de Beaune au sud, à la limite de la Saône-et-Loire. C'est l'appellation la plus récente de la Côte, née en 1989 du regroupement de trois communes, ce qui explique en partie sa notoriété modeste.
Ses rouges sont francs, colorés, structurés, sur le fruit noir et une pointe terrienne. Ils manquent de la dentelle d'un Volnay mais ont de la matière et une vraie capacité de garde, cinq à dix ans sans difficulté. Sur un bœuf bourguignon ou un plat mijoté, l'accord est parfait. Voyez nos Maranges.
Monthélie, l'ombre de Volnay
Monthélie est le voisin immédiat de Volnay, sur le coteau d'à côté, un peu plus haut et un peu plus frais. Les vins en ont hérité le style : fins, floraux, élégants, avec des tanins souples et une belle fraîcheur.
C'est sans doute le meilleur substitut à Volnay que nous connaissions, à la moitié du prix. Le village produit aussi quelques blancs, rares et intéressants. Voyez nos Monthélie.
Santenay, la matière
Santenay se situe entre Chassagne et Maranges, sur des sols variés qui donnent des rouges solides et fruités, avec une chair franche et une pointe rustique au bon sens du terme.
Les premiers crus, notamment sur les coteaux de Clos Rousseau et de La Comme, atteignent un niveau qui n'a rien à envier à des appellations bien plus chères. Voyez nos Santenay.
Pourquoi ces prix
Rien à voir avec la qualité du travail. Trois facteurs jouent : la notoriété internationale, qui concentre la demande sur une quinzaine de noms ; la surface disponible, plus large dans ces villages ; et l'absence de grand cru, qui prive l'appellation de la locomotive tirant les prix vers le haut.
Rien de tout cela ne dit quoi que ce soit du vin dans le verre.
Comment bien acheter dans ces appellations
Le nom du village compte moins que le vigneron. Dans les appellations prestigieuses, un producteur moyen s'en sort grâce au terroir ; ici, tout repose sur le travail. C'est précisément pourquoi acheter chez un caviste qui a goûté fait une différence réelle.
Regardez aussi les premiers crus, qui restent accessibles dans ces villages et donnent souvent le meilleur rapport qualité-prix de toute la Bourgogne. Parcourez nos premiers crus.
Notre conseil
Pour une cave de tous les jours, ces trois appellations valent mieux qu'un bourgogne régional à prix voisin : vous gagnez en précision et en garde. Comptez 20 à 35 € pour un village, un peu plus pour un premier cru. Voyez aussi nos vins de 20 à 40 €.
Au Cellier Morvandiau, ce sont les rayons que nous conseillons le plus souvent aux clients qui veulent boire bien sans y consacrer une fortune. Passez au caveau, nous vous ferons goûter.